Le livre sur le village de Notre Dame de Noailhac (n° 2)
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2d extrait du livre sur le village de Notre Dame de Noailhac

Barbara

Barbara

En 1544 les d’Arrazat possédaient le fief et la juridiction de la belotterie, Labro et Brugayroux.

Une famille Barbara, originaire d’Italie, est implantée depuis plus de deux siècles dans le Consulat de Verdalle ; elle se rattacherait à la célèbre dynastie des Barbaro de Venise. En 1549, Pierre et Paul Barbaro possédaient dans ce Consulat de Verdalle d’importantes prairies et maisons.

Un descendant de cette famille, Mathieu Barbara (1644-1719) est, en 1702, lieutenant général criminel de la ville et du comté de Castres, puis subdélégué de l’ Intendant du Languedoc, Lemoignon de Basville, pour les diocèses de Castres et de Lavaur. Il devient Capitoul de Toulouse en 1703 et anoblit par là , sa famille.

Un des fils, Joseph Barbara est licencié en Droit et Philosophie vers 1695, puis à son tour devient conseiller du roi et subdélégué de Castres.

Ce Joseph Barbara né le 20 Janvier 1671, épouse le 21 Mai 1695, Mlle Marie d’Arrazat, dernière survivante des quatre enfants de feu Noble André François d’Arrazat, seigneur de la Belotterie et de Barièges, et de feu Dame Marie de Villeneuve. Monsieur Barbara Mathieu fit donation à son fils aîné de la moitié de tous ses biens et de toutes ses dettes. Mlle d’Arrazat se constitua en dot tous les biens qu’elle tenait de ses parents, entre autres le fief de la Belotterie, qu’elle apporta dans la maison Barbara.

Par son mariage avec Marie d’Arrazat de la Belotterie, Joseph Barbara devint seigneur de ce fief dont les descendants porteront le titre ; en 1714 ils furent ennoblis ’’Seigneurs de Boisséson’’ par le Capitoulat de la ville de Toulouse et Joseph Barbara de la Belotterie devint seigneur de Boissezon d’Augmontel. Les membres de cette famille ont rempli d’importantes charges, dont celles de subdélégué d’intendant du Languedoc et conseiller au parlement de Toulouse.

Charles Joseph Barbara perdit ses droits seigneuriaux à la suite du vote du 4 août 1789 à l‘Assemblée Nationale et fut toutefois élu commandant en chef de la milice bourgeoise (police de ville), d’où allait sortir la garde nationale. Les nouveaux meneurs de la révolution, qui surgissaient, se méfiaient de cet ancien ‘’seigneur’’ de Boisséson, donc de la Belotterie, ancien conseiller au parlement de Toulouse et dont le fils et le frère avaient émigré. Les meneurs de ce nouveau régime firent, en 1793, incarcérer Charles Joseph Barbara et son épouse Rose de Marfrain pendant 2 ans dans la maison de M. Juge, située sur les Lices à Castres. Les biens qu’il possédait à Castres et autour de la Belotterie furent mis sous séquestre au cours d’opérations effectuées entre le 29 nivôse et le 7 pluviôse en II, (29 décembre 1793 et 27 janvier 1794). Le 12 fructidor de l’an IV ; il obtint la restitution de ses biens par arrêté de l’Administration Centrale du Tarn.

Un troisième extrait sera disponible pour les fêtes de fin d’année.

ALSC