le livre sur le village de Notre Dame de Noailhac (n° 3)
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A l’heure du prochain recensement !

Combien de gens...

Il a été publié par le premier commis de la Direction des Contributions Directes du Tarn la liste des habitants des fermes et hameaux des communes du département.

Voilà quelques extraits de cette liste en 1862 pour le secteur de Notre-Dame, et qui peut être comparé à la démographie actuelle.

lieuxmaisonshabitantsparoisse
La Crouzarié3012Nôtre-Dame Noailhac
Barradou1 13 ‘’
Malacan2595 ‘’
Le Pont-Carrat846 ‘’
Le Pont-du-Grel1752 ‘’
Le Poux17 ‘’
La Biroutarié14Nôtre.Dame Noailhac

....

En 1791 cette paroisse de Notre-Dame comptait 747 habitants. En 1875 elle en comptait 745 sur une superficie de 2184 ha. En 1901, il y en avait 984, en 1935 on en comptait 598. A propos du recensement de Noailhac, voici l’article écrit dans la Nouvelle République par le correspondant local. Le 10 mars 1946, notre commune compte 535 habitants dont 508 Français, 16 Italiens, 7 Espagnols et 4 Allemands......

Le paysage de la région a certes beaucoup changé. L’esprit aussi a également changé, suivant en cela l’évolution des modes et rythmes du temps qui passe, sans pour autant entamer le tempérament des habitants qui résidaient dans la paroisse Notre-Dame, qui deviendra plus tard commune ; il a été écrit au cours d’une enquête diocésaine, en 1901, à la rubrique caractère de la population paroissiale :’’ardent, très susceptible’’ et à la rubrique niveau des mœurs :’’élevés’’....

Le fléau et ses remèdes....

Nostrodamol dit que pour combattre la peste il y eut distribution de médicaments, des Drogues comme il se disait, mais cela était insuffisant, et comme dit le vieil adage : « On prie le Seigneur quand les guérisseurs ont calé ». Il se fit en l’église matrice de Notre-Dame deux pèlerinages par an. Ils rassemblaient les paroissiens de Saint-Jean de Boissezon d’Augmontel, de Saint-Michel de Payrin, de Saint-Salvy des chaos, les habitants de Valdurenque, à l’époque rattachés à la paroisse Notre-Dame, ainsi que des fidèles d’autres paroisses voisines.

Nos routes .....

Le Grand Chemin venait de Castres, longeait La Durenque sur sa rive droite et passait par Mesturet, Roques, Lavitarelle, Gaïx, Cambous, Pélapoul, La Sagne, Le Bartillou, La Paillarié, La Crouzarié...... Nostrodamol se rappelle pour l’avoir empruntée, que la route Départementale n° 29 de Boissezon à Castres et qui traverse Notre-Dame à une longueur de 8000 mètres et passe sur le pont de Pisselèbre.....

Nostrodamol enchaîne, disant que si en 1883, il avait été abattu 6 arbres dans la forêt communale, à Notre-Dame on mettait en valeur nos espaces publics, afin de donner aux habitants la possibilité de s’abriter des rayons du soleil. Sur la place servant de cours de récréation aux écoles de La Crouzarié, les 10 platanes ont été plantés en 1885.....

Ces terres dont Nostrodamol nous dit ce qu’il en sait, sont devenues commune le 14 mars 1928 (J.O. le 28 .03.1928). Des demandes de séparation faites en 1894, 1897 et 1902 avaient reçu l’avis défavorable du Conseil d’Etat. Au cours de sa session d’avril 1897, le Conseil Général du Tarn, a examiné la demande de division de la commune de Boissezon. Nous reproduisons un extrait du rapport du Préfet au Conseil Général < les habitants de la paroisse de Notre-Dame de Noailhac, commune de Boissezon, ont formulé en 1894, une demande tendant à obtenir l’érection de cette section, en commune distincte, sous le nom de Noailhac......

La demande de création de la commune n’est pas absente de considération politique..

Le secteur de Boissezon votait pour Soult (droite) et le secteur Notre-Dame votait contre et créer une communauté indépendante à Notre-Dame, c’est enlever davantage d’influence à la famille Reille-Soult. Les habitants de cette commune s’appellent : En occitan : ‘’lous nostrodamols’’ En français : ‘’les noailhacois’’.

Le vingt-neuf octobre 1928 à 11 heures, en présence du préfet, eut lieu l’inauguration officielle de la « Commune de Noailhac ».

A la fin de la guerre, il y eut, comme dans toute commune de France, une Commission Municipale Provisoire.

Président : M. Tailhades Charles. Premier adjoint :M. Faury Jean-Marie. Deuxième adjoint : M. de Boisséson Constantin. Membres : Mrs. Marty Alphonse, Madaule Ernest, Béziat Louis, Blattes Hélène, Grimaud Madeleine, Cazals Ogden.

Les habitants de Notre-Dame travaillaient essentiellement les terres de fermes qui ne leur appartenaient pas. Quelques-uns qui étaient dans les hameaux avoisinant le ‘’centre’’ de la paroisse, la Fabrié, la Crouzarié, la Rive, le Colombié, Puech d’Azou possédaient un atelier de tissage, souvent un seul métier à tisser.

Sur les sols argilo-sableux de bonne qualité de Notre-Dame, y poussent la vigne, le maïs, le blé, l’avoine, le seigle, et un excellent foin sur de grandes étendues de prairies....

Nos ‘’brassiès’’ avaient trouvé le système de la répartition du temps de travail…… L’hiver, dans leur atelier et pendant les beaux jours, en plein air ’’à l’estibado’’.

Ils avaient faim et chapardaient..

Il y eut à Notre-Dame une ‘’affaire’’ « Mascouat », qui n’est pas un vol. Nostrodamol nous parle de l’incohérence de la justice et peut-être de l’erreur judiciaire à cette époque....

‘’.... En 1834 il y avait à Notre-Dame, un forgeron, Etienne Marc dit ‘Mascouat’, accusé de tentative de viol. (...) ... Le 24 mars 1838 (…) il est conduit sur la place publique, dite de la Pile, dans la ville d’Albi (…) après lui avoir lu deux exécutoires des arrêts criminels (…) a été attaché à un poteau planté sur la place (…) a été condamné, à l’exposition publique pendant une heure au regard du peuple....’’

Un habitat classique...

Dans les hameaux, vers le 17 ième 18 ième siècle, la demeure des Nostrodamols avait rez-de-chaussée, une porte au centre de la façade et de chaque côté une fenêtre qui servait pour éclairer la pièce mais également à donner de la lumière pour travailler au métier à tisser placé à l’intérieur devant cette ouverture.

L’origine de certains lieu-dit.

....Roqueperlic ; en vieux gaulois, perlic, désigne soit l’alouette, soit le loup ; roque (roca) est un sens de fortification, de refuge, le refuge du loup, le fort des alouettes. N’y a-t-il pas sur la route qui conduit de La Crouzarié vers Malacan un lieu nommé la grotte aux loups ?

Taxes et octroi.

Notre guide nous dit que nos anciens, surtout les marchands, préféraient acheter les produits, pour la revente, dans la communauté consulaire en raison de l’octroi. Le montant de cette taxe à payer pour les produits entrant dans la commune était fixé par un arrêté préfectoral. Un règlement comprenant 55 articles est fourni à la commune et mis à jour plusieurs fois. En 1808, pour un cochon égorgé, et prévu pour la consommation des particuliers, la taxe était de 2 F,50 par tête. Pour un bœuf, il en coûtait 6 F de droit d’octroi.......

Prix de vente, à la propriété, de certains animaux.

......1637/1640, une paire de génisses valait 38 livres ; une paire de veaux, 24 livres ; Un mouton 8 livre et 10 sous. la paire de perdrix ou de bécasses, 30 sous ; la livre de truites, 5 sous ; la livre d’écrevisses, 1 sou. 1938 : un taureau de 10 mois valait 3000 F. ; une vache laitière jeune 3500 f. et une très bonne laitière jusqu’à 5000 F.. Les veaux pour l’élevage 6 F le kg ; ceux pour la boucherie 8 F le kg. Pour rester dans le prix des produits de la ferme une douzaine d’œufs se vendait 0f.30....

Un quatrième extrait sera disponible pour le mois février.

ALSC