Le livre sur le village de Notre Dame de Noailhac (n°4)
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Le garde champêtre.

D’après Nostrodamol, à cette époque le travail ne manquait pas aux gardes champêtres, mais il manquait des volontaires. Il nous raconte l’histoire rocambolesque des gardes champêtres de Notre-Dame...

Ce n’est pas la transhumance..... Il ne restait que les canards et les oies à ‘’muda’’ déménager. Ce sont des animaux qui ont un sens du déplacement par groupe. Munie d’une jeune branche longue et souple, ‘’ lou latissou’’ et secondée parfois par un chien à mouton, chiens qui ont l’instinct de rassembler les troupeaux, une seule personne arrivait très facilement à conduire ce troupeau jusqu’à leur nouvel enclos ‘’lou clédou’’...

Le téléphone....

...Nostrodamol nous dit que son pays ne veut pas rester à la traîne du progrès. Après plusieurs demandes auprès des autorités concernées, pour l’installation d’une cabine téléphonique, le conseil municipal de Boissezon, en réunion du 17 juin 1923, sous la présidence de son maire Aimé Plo est informé que l’administration des Postes consentirait à installer le téléphone à Noailhac......

La chanson dans les champs....

.....Il n’y a pas que les oiseaux qui chantent dans les campagnes, on entendait parfois le chant ou le sifflotement du laboureur entrecoupés du ‘’ha’’ pour faire avancer l’attelage ou ‘’arrè biro’’ pour le faire tourner en bout de sillon. Le répertoire de ce chanteur siffleur devait être important car pour faire un ‘’birat’’ de 7 à 800 mètres, il lui fallait la matinée. Tout cela était vivant et poétique, c’était la variété et l’opéra dans nos campagnes.....

La crainte du paysan...

En 1693 c’est la grêle sur la région de Notre-Dame qui détruit les récoltes..... .....En 1709 les semences manquent ....

Les estivandiers..

....Juin marquait le début des grands travaux dans les prairies et les champs et, pour beaucoup d’hommes du village signifiait embauche comme faucheurs. Presque tous ces ‘’brassiers’’ allaient se louer à la même ferme d’une année sur l’autre....

....Quant à la boisson, nos brassiers se désaltéraient avec du vin de frènette, dont voici la recette ancestrale.....

Du grain au pain... à la pomme de terre..

....Sur La Durenque il y a eu plusieurs moulins à grains, un au Grel, un à la Rive et un à Pont-Carral..... Au lieu dit la Crouzarié, sur la place il existait un four qui a cessé de cuire vers 1950. Celui de la Fabrié était construit devant les maisons portant les n° 6 et 8 de la rue Abbé Henri Pistre. Ce four a arrêté de cuire vers 1930......

......Au hameau du Colombié il existe encore un four communal toujours en bon état de marche, mais dont on ne se sert plus depuis les années 50 ; à La Rive et à La Blazié un four familial existe encore, mais en mauvais état.... On cuisait le pain une fois par semaine et chaque famille avait son jour.....

Il y avait un responsable pour chaque four banal, c’était le fournier (ou la fournière)...... Le sarrasin ou blé noir donne une farine brune qui servait à faire une pâte de même couleur que l’on faisait cuire à la poêle, ‘’le palissou’’. Ce nom vient de ce qu’à l’origine cette pâte brunâtre se cuisait sur la braise dans la pelle du feu, la ’’palo’’, en patois d’où ‘’palissou’’.... La pomme de terre aurait-elle été ‘’importée’’ sur le territoire nostrodamol et la seigneurie de Boissezon dans le dernier quart du 18 ième ?....

......Monsieur de Barral était évêque de Castres de 1752 et 1773 ; au cours d’une tournée pastorale faite au sein des montagnes du Sidobre, il avait vu les paysans de cette contrée se nourrir au moyen d’une mauvaise cuisson de la farine de blé noir. ..... Il fit venir du Dauphiné, sa patrie, des pommes de terre........

Les vignobles royaux....

........Après la révolution, beaucoup de nostradamols ont acquis des parcelles qui étaient déclarées vignobles royaux..... Notre-Dame possédait un vignoble qui s’étendait sur environ 18 hectares, dont une partie en vignobles royaux ...

Les terres de Saint Benoit....

...En 1761, La Terrisse ou Mas del Puech, (et peut être Maïpuech) était exploité par les héritiers de Blaize Migeville, chanoine au chapitre St Benoît de Castres et chapelain de la chapellenie du Mas del Puech, ou La Terrisse, dans la communauté de Boissezon d’Augmontel.... Dioles appartenait au chapitre de la Cathédrale St Benoît de Castres qui décida de s’en séparer en 1765....

Enfin l’école...

...Ce n’est que le 24 janvier 1873, qu’il est donné l’autorisation d’ouvrir une école spéciale aux garçons dans la section de Noailhac... Une école de filles ouvrira à Notre-Dame en 1884.... Demande d’ouverture d’école à Malacan. En 1881 et 1882, le hameau de Malacan voit la construction de ce bâtiment.......

...En 1890 une épidémie de rougeole, faisant des victimes, entraîne la fermeture des écoles de la Crouzarié et de Malacan. A l’école de Malacan (…) Les maisons communes....

..............Au cours de sa réunion en date du 05.02.1933 le conseil municipal décide de l‘acquisition de l’immeuble servant de local à la mairie..... Cet immeuble faisait partie d’un ensemble de bâtiments adossés à la place Paul Granaud...

Au cours de la délibération du conseil municipal de Noailhac, le 20 mai 1933, la décision est prise d’acquérir un terrain en vue de la construction du groupe scolaire et mairie....

Nos fermes....

Brenas En 1582, eut lieu une procédure entre les habitants de Boissezon et Jean-Jacques de Brenas, relativement aux tailles sur la métairie dite anciennement Viscomtale, puis des Almont et en dernier lieu de Brenas..... Lavergne : Mme Goulard, arrière petite fille de M. Auriol nous dit que son aïeul vendait du lait stérilisé et chocolaté en Angleterre au début du siècle.......

La pompe à lait ! Un métier disparu ?

(.......) appelait cet homme ‘’lou poupaïré’’. Il faisait office de pompe à lait au sein de la nouvelle maman. On confiait, paraît-il, ce travail à ‘’l’innocent du village’’. ( ?)

Nos maître bottiers......... Nos figaros....... Nos costumiers.......... Nos maîtres des forges...... Notre St Christophe......... Nos saints joseph......... Nos saints Nicolas........... Pour les amateurs de statistiques, voici des prix , pratiqués à Noailhac, en francs au kilo des cochons mais également de la charcuterie :

Février191419391947
Cochons d’élevage :0,7530200
Cochons gras :118140

Nos surfaces de ventes.......... Notre village, comme toute localité de nos campagnes possédait ses commerces qu’aujourd’hui le ‘’progrès du vocabulaire’’ désignerait par ‘’multiservice’’. Dans ces capharnaüms où chaque chose trouvait sa place et où la place avait sa chose, on avait de quoi se pourvoir...... Nostrodamol se demande pourquoi, encore de nos jours, il est dit dans le parler courant : je vais faire les commissions, lorsqu’on parle d’achats en petit magasin et, je vais faire les courses quant on parle d’achats dans les grandes surfaces. Il en déduit que faire les achats est plus reposant que faire les courses.

Dans le courant du mois de mars, vous pourrez lire un autre extrait du livre d’ André-Jean BLATTES, et nous vous demandons de nous donner vos impressions sur ces extraits et si vous envisageriez de vous procurer le livre dès son édition.

ALSC