PATRIMOINE
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A savoir tout de même

LE MENHIR de NOAILHAC

Le site de La Rive peut se prévaloir de posséder un menhir.

Ce charmant hameau porte bien son nom, car situé sur la rive Droite de la rivière Durenque.

Dans les années 1946/50, j’y ai également habité, ceci avec maman et la fratrie. Nous logions dans ce qui était la maison que mes grands parents maternel avaient acquis le 12 septembre 1925.

Le hameau, qui appartenait avant le 18ième siècle au seigneur Barbara de la Belotterie de Boisséson, est situé sur l’ancien chemin reliant le plateau sidobrien et la région de la Montagne Noire et de la vallée du Thoré.

Le passage d’une rive à l’autre de la rivière Durenque se faisait à gué, en aval du pont actuel . (Pour l’anecdote, cet ouvrage très ancien desservait une maison située sur rive Gauche et dont il ne reste aujourd’hui qu’une partie des fondations.)

Quelques cinquante mètres après avoir franchi La Durenque à gué, ce ‘’Grand Chemin’’ empruntait sur la gauche un pont en dalles de granit, lui permettant de passer le ruisseau de La Blauzié et continuer vers Boissezon.

Il y avait juste avant ce pont et sur la droite une bifurcation avec un chemin qui allait vers Noailhac (qui à cette époque s’appelait Notre-Dame).

Sur ce dit chemin était, sur sa gauche, greffée une voie qui prolongeait ce Grand Chemin vers La Biroutarié, Pioch Pitou, Lavitarelle du Bouïssou et Mazamet croisant sur son passage l’ancienne voie romaine de Castres à Anglès. Le petit pont sur le ruisseau de La Blazié existe encore ainsi que chemin se dirigeant sur Mazamet.

Dans certains points de passage à gué étaient plantés des pierres évoquant et invoquant les divinités protectrices.

Il était coutume avant et après la traversée de la rivière à passer à gué , de jeter au pied d’une de ces pierres une pièce de monnaie pour demander protection. Ce qui est vérifié par l’anecdote suivante : des vacanciers dans le hameau de La Rive et possédant un détecteur à métaux ont récolté quatre pièces de monnaie anciennes sur les chemins de la rive gauche.

Une prise d’eau situé rive droite de La Durenque servait à alimenter l’ancien moulin de La Rive, connu déjà avant 1700, puis suivant le règlement, l’eau qui ne servait pas au moulin continuait par un canal d’irrigation qui traverse le hameau et poursuivait son cours pour l’arrosage des jardins, prés et prairies. L’usage de cette eau est réglementé par un arrêté préfectoral portant le N° 225 en date du 12 octobre 1860.

Sur ce canal de 1 mètre de large et 40/50 cm de profondeur, sont posées des ‘’planques’’ (passerelles) qui donnent accès aux jardins des ayant droit d’eau. Une de ces passerelles, n’est autre qu’un menhir. Cette pierre plate en granit, a un sommet arrondi, et est épaisse d’environ 15 cm sur 0m85 de large et 1m60 de haut.

Ce mégalithe est un menhir mais pas une statue menhir. Ce menhir provient en toute éventualité du passage à gué. Il devait y en avoir au moins un autre sur l’autre rive, mais ces mégalithes ont au fil du temps perdu leur vocation première, pour devenir ponceaux par la suite. Ce menhir a été expertisé par Mme Jeanjean et M. Bonnet du groupe de recherche et d’études du mégalithisme tarnais.

Pour information, la règlementation qui concerne les droits d’eau de ce canal, n’est pas à ce jour respecté, par la faute des autorités de tutelle et l’eau ne passe plus dans ce canal d’irrigation. André-Jean Blattes La Rive Noailhac. (extraits des mémoires 2005)

Rue de la Fontaine à Noailhac

Noailhac possédait fontaines et puits publics, et un de ces points d’eau a donné son nom à la rue qui part de la rue Notre-Dame et se termine aujourd’hui à hauteur d’une fontaine.

Nos anciens lorsqu’ils marchaient sur les ‘’routes’’ cherchaient toujours un point d’eau pour se rafraîchir. Ils avaient le côté pratique de ne pas amener la source en bord de chemin, mais de faire passer celui-ci le plus près possible du point d’eau.

Cette rue de la Fontaine faisait partie du Grand Chemin qui, antérieurement à 1700, allait de Castres à Notre-Dame (de Noailhac) puis Boissezon, en empruntant la rive droite de La Durenque et desservant Pélapoul, La Sagne, Le Bartillou . Il passait en contre bas de la ferme de la Paillarié, poursuivait devant la fontaine, sautait à gué le Ganoubre puis la Durenque et continuait vers Boissezon , en empruntant la côte de Pailhou.

En 1770 à la construction du pont de Penchénèry à Castres, la partie qui depuis Castres empruntait le tracés Pélapoul, le Bartillou, fut supprimé, et depuis ce qu’aujourd’hui nous appelons le croisement de la Pierre Plantée, un nouvel itinéraire fut construit pour desservir Noailhac. Il était connu par ‘’Chemin d’Intérêt Commun n° 144 de Labruguière à Boissezon ’’ et desservait la Rue de la Fontaine.

Ce qui reste de nos jours de ce tracé, et qui nous en fait souvenir, ce sont ces pierres en granit qui mesurent environ 1 mètre sur 20 centimètres, et qui plantées droites jalonnent les côtés de cette rue. On peut voir, encore de nos jours, d’autres pierres plantées et qui elles, font limite dans un terrain situé du coté de la salle Roger Gau et matérialisent ce qu’était le Chemin d’Intérêt Communal.

Voilà une autre partie du Patrimoine Noailhacois qui nous fait penser et imaginer à toutes ces charrettes, calèches et équipages qui ont traversé notre charmant pays ‘’nostradamol’’ .

Fialesuch

Il est un oubli, fait sur le livre de Noailhac, qui doit être réparé.

Dans un temps reculé, et suivant le dictionnaire Historique et Géographique du Département du Tarn, ce hameau de la commune s’écrivait : Fialle-Such.

En 1886, il s’y comptait 8 maisons d’habitation, où habitaient 41 personnes et dépendait de la mairie de Boissezon et de la paroisse Saint Jean Baptiste de Boissezon.

Ce nom semble vouloir dire qu’une petite veine d’eau, une source, qui coulait comme un filet, s’était asséchée : ‘’ petit filet (fial), asséché ( ésuch)’’.

En occitan ou vieux dialecte local (le patois) c’est la contrée du fial ésuch.

ALSC