COTE CULTURE
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Côté Culture au sein de Histoire du Terroir.

Lors de messages précédents, inscrits sur le site de l’Association, il a été ébauché la richesse patrimoniale de la commune de Noailhac. Une description plus abondante dans ce domaine sera reprise très certainement. Dans l’activité Histoire du terroir, il est une partie qui se doit de parler de ce que nous pouvons appeler ‘’Côté Culture’’ tout comme il se parle du Patrimoine Local.

NOAILHAC

Terres de littérature

Ce territoire les a vu naitre ou encore adoptés ; et c’est leur façon à eux de parler et faire connaitre cette commune vallonnée.

A la question : ‘’Connaissez-vous Noailhac ? Bon nombre de personnes répondent par l’affirmative et situent ce charmant ‘’petit pays’’, irrigué par La Durenque et Le Ganoubre, dans une contrée idéale pour le repos, la pêche et la promenade mais également sur un terroir où il fait bon vivre, lire et écrire. Ceci est évidemment réalité.

Cette charmante commune de plus de 800 habitants est fière de ses enfants qui content, racontent et composent. Cette terre doit posséder dans ses gènes une certaine fibre d’écrivains prosateurs et poètes amateurs.

Déjà de 1933 à 1950, ont trouvait ‘’L’Avenir de Noailhac’’, le mensuel créé par l’instituteur Monsieur Faury Jean Marie. Sur ces brochures étaient les poèmes et proses des différents enfants qui fréquentaient l’école primaire de Noailhac ; ces journaux étaient éditées et imprimées par les élèves eux-mêmes sur la presse de la Coopérative Scolaire. Les textes posés sur les pages présentaient une merveille de simplicité pleine de naïveté et beauté enfantine

Certains de ces tout jeunes poseurs de lignes d’écriture ont gardé cette envie de transmettre ce qu’ils savaient ou bien encore avaient découvert. Devenus adultes, pour certains avancés dans l’âge, ils ont marqué de leur empreinte et par leur nom, leur passage dans cette commune de Noailhac.

Le besoin d’écrire et faire partager n’est pas uniquement l’apanage des gens originaires de ce charmant coin qui, pour la petite histoire, avant sa séparation de Boissezon et s’appeler Noailhac, portait le nom de sa paroisse : Notre Dame, ou Nòstra-Damo en occitan.

<< Augustin François Blattes, est né à Noailhac, à la ferme de La Terrisse plus précisément. Après un passage en primaire dans l’école de Noailhac, avec Madame et Monsieur Faury pour instituteurs, il reçoit une éducation secondaire dans les juvénats de Pères Rédemptoristes de Montauban et Sion (Valais) Suisse.

A l’issue du service armé (Tunisie, Indochine et Algérie), il entre en qualité de correcteur-typographe à l’Imprimerie Firmin-Didot (connue pour ses éditons d’ouvrages scolaires) où il est bientôt appelé à des responsabilités dans les domaines éditoriaux et administratifs. Son parcours professionnel l’a par la suite conduit à Chartres où il assure durant près de 20 ans la Direction Générale d’une entreprise d’économie mixte.

L’homme possède un bel échantillon d’œuvres écrites. Nous citerons entre autres une plaquette de poèmes (Inutile conquête) primée par les éditions Regain (1970) ; des récits parmi lesquels Bijou et le Voyages paru en 2010 (dans lequel il conte ses souvenirs dans le village de son enfance de si loin que sa mémoire le lui permet), ainsi que des nouvelles inspirées de son expérience militaire. Il a été collaborateur de la Revue du Tarn dans les années 70/80.

Sa connaissance du grec, du latin et d’autres langues (dont il remercie ses maîtres) lui a permis de meubler sa retraite par la traduction de poèmes et sermons de deux évêques chartrains des 11e et 12e siècles (Fulbert de Chartres puis Yves de Chartres) et de mener à bien des monographies de ces personnages hors du commun. L’ensemble de sa production non éditée est déposée à la Bibliothèque des Pères Dominicains de Toulouse.

<< Marguerite Bruno, elle aussi née dans la commune de Noailhac, à la ferme de La Terrisse précisément, suit en l’école de Noailhac les cours donnés par Mme. et M. Faury. A sa retraite, elle consigne, depuis quelques années, ses souvenirs d’enfance sur des carnets, afin que ses petits enfants sachent de quoi était fait le temps de la jeunesse de leur mamie.

Une de ses nombreuses passions est l’Occitan, langue qui a bercé son enfance et héritée de ses parents et grands parents. Elle obtient le second prix, en catégorie ‘’adulte’’, au concours d’écriture en langue occitane, organisé par le Centre Culturel Occitan Albigeois et l’I. E. O. du Tarn Le thème imposé pour cette année étant : "ESCRIURE" . (Écrire), elle choisit ‘’le Conte" comme forme d’expression. Son histoire est intitulé : " LA PLUMA" (La plume) Cette remise de Prix a eu lieu, le 26 Mai 2012 au Château du Cayla à Andillac, demeure des grands poètes Eugènie de Guérin et de son frère Maurice, dans le cadre de la Journée Occitane organisée par le Conseil Général du Tarn.

<< André-Jean Blattes, est lui aussi né à la ferme de La Terrisse. Il est le dernier d’une fratrie de 6. Il passera également par l’école primaire de Noailhac, entre les mains de Mme et M. Faury. Ses études secondaires se font dans les juvénats de Pères Rédemptoristes de Montauban et Saint Etienne et se situent au niveau du brevet de collège, avec l’allemand, le grec et le latin comme langues. Mais son envie de savoir davantage le pousse à toujours s’intéresser à la lecture tout en exerçant son activité professionnelle. Son épouse et lui tenaient un commerce d’épicerie dans le village de Boissezon. A l’âge de la retraite, ils se retirent dans un bien familial, au hameau de La Rive dans la commune de Noailhac. C’est là que le besoin d’écrire se fait jour.

En 2001 il écrit : ‘’Les vignes de Notre-Dame’’ ; petit livre qui conte les vignes implantées sur le territoire de la paroisse Notre-Dame à Noailhac, d’avant la révolution.

En 2007, à la suite de recherches dans les archives, il rédige une brochure sur l’histoire de l’église de Noailhac, livret qui a servi pour les Journées du Patrimoine Pastoral.

En 2007 également, c’est l’histoire de Noailhac qu’il raconte dans : ‘’ Del Paìs Nòstradamol à celui de Noailhac’’ ; livre de près de 300 pages qui retracent les évènements et l’histoire de la contrée qui l’a vu naître.

En 2011, c’est le livre, de plus de 200 pages, sur la commune de Boissezon, voisine de Noailhac, qu’il écrit et coédite.

‘’ Pour la petite histoire Marguerite est la sœur cadette de Augustin-François et la sœur ainée de André-Jean, trois enfants du couple Blattes Auguste et Hélène, Honorine. Hélène Blattes, fut la ‘’petite préceptrice’’ de Mlle Hélène de Martonne, (devenue madame Lecomte par son mariage avec un professeur à la Sorbonne) qui était la petite fille du géographe Vidal de la Blache ; qui pour des raisons de sécurité avait pendant la guerre de 14/18 ‘’mis à l’abri’’ sa famille dans sa propriété de Rusquerolles où Jacques et Rosalie Blattes, les parents de Hélène, étaient fermiers régisseurs.’’

Il y a aussi les jeunes élèves de l’école de Noailhac qui de 1933 à 1947 ont écrit sur le journal de la coopérative scolaire : L’ Avenir de Noailhac.

<< Après 17 années passées en son village natal de La Bastide L’Evêque et son parcours en collèges et lycées aveyronnais, Jean Claude Panissal nous arrivait en 1968, de son Aveyron natal avec sa famille, qui s’est installée sur une propriété agricole dans la commune de Noailhac où il a choisi d’habiter avec bonheur. Ce passionné de poésie, de musique, de sciences, de nature, etc... a toute sa vie taquiné les muses et ainsi il a écrit de nombreux poèmes et chansons (parole et musique). C’est en 2009, qu’il pose ses dons d’auteur compositeur dans un livre de près de 300 pages, où cohabitent les textes et partitions ‘’ Du jardin de mes rêves’’ comme il dit. Au travers de ce recueil de chants, intitulé ‘’Nuages Bleus’’ transpirent les états d’âme d’un personnage passionné, sincère et véridique.

Même sans mélodie, la combinaison poétique des mots de sa littérature produisent une harmonie de rythme pendant la lecture des paroles.

<< Il est une initiative littéraire qui est maintenant devenue tradition. Ce sont des journées d’écriture dont le créateur et animateur n’est autre que Sablayrolles François. Cet ancien formateur et psychanalyste, né à Castres mais habitant Toulouse est très lié avec Noailhac. Depuis 1958 il vient se ressourcer sur le site de Malacan, hameau situé sur la commune, où sa famille avait acquit une de ces anciennes demeures qui font la qualité d’un patrimoine local.

François Sablayrolles est membre formateur de ‘’ALEPH-écriture Midi Pyrénées’’ et responsable de l’atelier ‘’Écrire dans le Sidobre’’. Depuis 2006, cette initiative se reconduit tous les ans dans le hameau de Malacan et dure un W-E. L’atelier se compose de promenades dans la campagne sidobrienne et environnante, suivies au retour à Malacan d’une page d’écriture sur laquelle le stagiaire consigne et explique ce que lui a procuré cette balade commentée.

< < Jean Faury, né à Noailhac, est le fils de Madame Faury Aline et Monsieur Faury Jean Marie, instituteurs qui ont enseigné de 1933/34 à 1948 dans les écoles de Noailhac. Son père est l’instigateur de la Coopérative scolaire et de son journal ‘’L’Avenir de Noailhac’’.

Après des études à Castres et Toulouse, Jean Faury est nommé professeur d’histoire à Brive, Sousse (Tunisie) puis Toulouse de 1971 à 2003. Au Lycée Fermat de Toulouse, à partir de 1980, il enseigne dans les classes préparatoires aux grandes écoles. En 1978 il présente sa thèse sur le ‘’Cléricalisme et anticléricalisme dans le Tarn (1848-1900)’’. Il est président de la Fédération des Sociétés Intellectuelles du Tarn (F.S.I.T.) et Directeur de la ‘’Revue du Tarn’’ de 2001 à 2007. Ses compétences reconnues lui ont valu sa participation à différents ouvrages sur l’histoire du Tarn, d’Albi et de Castres. Son dernier ouvrage : ‘’ Les Maghrébins de Castres, des années 1950 à nos jours’’, vient de paraître en Décembre 2012.

<< D’autres anciens de Noailhac écrivent leurs souvenirs du temps passé ; c’est pour laisser à leurs enfants et petits enfants l’envie de connaitre et venir découvrir les collines et combes du pays Nostradamol.

Il y a aussi les jeunes élèves de l’école de Noailhac qui de 1933 à 1947 ont écrit sur le journal de la coopérative scolaire : L’ Avenir de Noailhac.

ALSC